FrançaisEnglish

Identification



Inscription à la lettre d'information

Nom:

Courriel:

Vous êtes ici : Accueil
PDF Imprimer Envoyer
Amar & Isabelle Guillen - Guillenphoto.com - Le jour où un avion sera à l'heure, ...

Le jour où un avion sera à l'heure, ...

Bonaire. Le retour.
Nous nageons dans le bonheur à l'état pur. Les plongées ont été superbes. Nous avons plongé 2 fois sur notre épave : le Nindjammer. 800 photos, 4 heures de film sous marin. Nous pensons déjà au scénario. Le montage s'annonce de toute beauté. Nous avons en tête les tortues, les baraccudas, les balistes océnaniques, les mérous. Vivement que nous revenions pour quelques semaines pour découvrir enfin tout ce que Bonaire a réellement à nous montrer. Notre seul regret : nous n'avons pas plongé autour de l'île de Petite Bonaire. Les horaires de bateaux nous ennuient. Nous aimons notre liberté, notre autonomie. Mais la prochaine fois, nous serons obligés de faire des concessions, sinon nous raterons certainement les plus sites de la mer des Caraïbes. Nous pensons aussi aux plongées du côté ouest de l'île, là où le courant est fort. Nous avons rencontré des allemands qui ont aperçu des requins et des langoustes de plus de 1 m de long. Tout ceci sera donc pour la prochaine fois. Nous ne savons pas quand. Nous avons déjà prévu Puerto Rico et Roatan (au Honduras).
Dimanche matin, le soleil est haut dans le ciel : il est presque midi. Nous rangeons nos affaires dans le pick up : ces voitures américaines si pratiques pour ranger nos affaires dans le coffre. Direction, l'aéroport. La voiture de location est inspectée : rien à signaler, on nous rend la caution. Une bonne chose de régler. Nous nous dirigeons vers l'enregistrement. Après une demi heure de queue, c'est notre tour. Nous donnons les billets. La tête de l'hôtesse ne nous dit rien qui vaille "Je suis désolée mais la compagnie d'aviation a fait faillite et vos billets ne sont plus valables". Nous lui répondons "Payez nous des billets sur une autre ligne"
"Impossible", nous répond-elle "Je ne travaille pas pour cette compagnie. Ici nous faisons l'enregistrement pour toutes les compagnies, je n'ai aucune autorité".
Bon, nous sommes bloqués à Bonaire, nous refusons de payer pour prendre une autre compagnie. Nous appelons le responsable de l'aéroport pour qu'il nous trouve une solution. 2 heures après il accepte de nous recevoir. Entre temps, le seul avion disponible a décollé. Nous sommes bloqués à Bonaire. Impossible de lui faire entendre raison. De toute manière ce n'est pas son problème, il ne gère pas les compagnies aériennes : son boulot est de faire fonctionner l'aéroport. Parler à un mur et c'est toujours lui qui gagne.
Nous décidons de nous débrouiller par nous mêmes. Nous arrivons à prendre un petit avion qui va sur l'île voisine de Curaçao. Il y a une antenne de la compagnie aérienne. Nous arriverons bien à nous faire entendre. 80 kg de bagages. Pas facile à transporter. Les plongées sont déjà loin et maintenant c'est la colère qui nous fait avancer. De toute manière la correspondance à Miami est manquée avec American Air Lines. Arrivés à Curaçao et nous passons les détails de la négociation, nous arrivons à nous faire payer une chambre d'hôtel avec le dîner. Nous allons nous reposer, nous verrons plus clair demain. Entre temps, nous avons réussi à prendre un billet pour Haïti. Nous devrons être là à 7 heures du matin pour l'enregistrement.
Le lendemain, nous sommes là à l'heure. Un seul avion. Notre but est d'atteindre Miami. Nous serons à Haïti. Cela nous rapprochera déjà un peu. L'avion a 3 heures de retard. Nous rongeons notre frein : rien à faire dans l'aéroport; il est tout petit. Même pas de quoi boire un café. Nous finissons par décoller. Arrivés à Haïti, c'est le choc. Nous n'avons jamais vu un pays aussi pauvre. Des bidonvilles partout. Des maisons en taule, prêtes à s'envoler au moindre coup de vent : incroyable. Il nous faut vite repartir. Nous arrivons à prendre un vol pour Miami qui refait le plein. Ouf!!!
Arrivés à Miami, nous sommes obligés de renégocier nos billets pour un nouveau vol. 4 heures d'attente. Nous finissons par décoller pour Dallas. Arrivés à Dallas Fort Worth : minuit, le lundi. Nous n'aurons mis que 36 heures pour faire Bonaire-Dallas : un voyage qui ne dure que 5 heures. Nous sommes épuisés. Les plongées remontent à la surface notre esprit. Nous rentrons et nous endormons avec quand même de belles images en tête. Les mauvais souvenirs sont toujours à oublier le plus rapidement possible. Nous y retournerons quand même. Nous nous organiserons d'une autre manière. Fini les compagnies pas chères.
La vie est belle. Il faut la croquer à pleines dents malgré les petites mésaventures quotidiennes...Il y a toujours pire. Nous n'oublierons pas ce que nous avons vu à Haïti.