10 conseils pour améliorer vos photos animalières (2ème partie)

Photo d'un marcassin dans une prairie en Charente-Maritime en France
Photo d'un marcassin dans une prairie en Charente-Maritime en France. Cette photo a réalisée depuis un affût fixe.

Conseil 4 : avoir un équipement photo adapté

Pour réaliser des photos animalières intéressantes, le photographe doit avoir des connaissances naturalistes approfondies sur les espèces, doit savoir choisir un comportement ou une attitude. Mais il ne pourra réaliser des photos techniquement bonnes que s’il possède le matériel adéquat. Tout dépend du type d’animaux photographié. Pour des grands mammifères en mouvement ou des oiseaux rapides comme les passereaux, un reflex avec un mode rafale rapide est important. De même une focale d’une longueur de plus de 300 mm est indispensable.

Par contre pour des photographies animalières en gros plan, un boitier reflex simple ou un bridge avec un excellent objectif macro est suffisant.

Dans la plupart des domaines animaliers un trépied est requis. En effet, l’attente que ce soit en gros plan ou en plan large, peut être assez longue. En effet, les animaux sauvages n’apparaissent pas sur commande. Ce sont toujours eux qui décident de se manifester.

Des accessoires optionnels comme un flash, une moufle anti bruit ou un déclencheur à distance peuvent être intéressants.

Un photographe animalier s’il veut réaliser des photos de qualité doit absolument être bien équipé avec du matériel qui sera adéquation avec les photos qu’il veut réaliser. Cela ne signifie pas du matériel onéreux ou de la dernière génération mais un matériel qui correspond aux besoins photographiques.

Conseil 5 : avoir les bons réglages pour l’appareil

Un photographe animalier doit parfaitement maitriser son équipement photo s’il veut réaliser des photos intéressantes. Cet apprentissage technique commence souvent par la lecture de la brochure technique. En général, c’est un jargon assez incompréhensible pour un débutant. En effet, les documents techniques livrés par les constructeurs d’appareils ou d’objectifs sont des documents de référence : ils ne sont pas didactiques. Le langage est abscond et le contenu n’a souvent pas une progression pédagogique. Pourtant, il faut s’y plonger puis se faire aider par d’autres pour comprendre.

L’intérêt des constructeurs de matériels est de fournir des documents complexes à comprendre pour vendre des formations  pour apprendre à s’en servir. Le constructeur n’est pas là seulement pour fournir du matériel. Aujourd’hui, le service rapporte bien plus que le matériel lui-même.

Avec de l’expérience et au fil des années, ces brochures techniques s’avèrent très utiles pour les photographes chevronnés car ils maitrisent tous les concepts. Le document est alors vu comme une simple documentation technique de référence dans laquelle le photographe vient chercher la manière d’utiliser les nouveautés du matériel.

Mais quel que soit le niveau du photographe, le matériel ne doit avoir aucun secret. Et ce n’est pas sur le terrain qu’il faut se poser les questions. Il est alors trop tard car une rencontre animalière est souvent fugace. Les animaux sauvages ne sont pas des top modèles.

Conseil 6 : utiliser l’affût, l’approche ou la billebaude

Les animaux sauvages sont souvent imprévisibles. Même quand on connait bien leur comportement, leurs habitudes de vie, il faut du temps pour réaliser des photographies intéressantes.

Le premier conseil que nous donnons aux participants durant nos stages, c’est d’apprendre à faire un affût. Qu’il soit fixe pour les oiseaux ou les grands mammifères, mobile dans le cas de l’affût flottant, le photographe animalier ne doit jamais se montrer. L’idéal est se fondre dans le paysage pour ne pas éveiller les soupçons. L’affût reste le moyen le plus sûr car les animaux ne se sont pas méfiants et agissent naturellement. C’est la meilleure technique pour saisir des comportements réels et des attitudes de vie qui ne soit pas biaisés par une présence humaine. Apprendre à créer un affut demande du temps et de l’expérience. Mais une fois les techniques maitrisées, c’est un atout indéniable pour un photographe.

La seconde technique la plus importante est l’approche. Elle demande une parfaite connaissance du terrain. La progression se fait toujours face au vent. D’une part l’odeur du photographe n’est pas transportée vers les animaux. D’autre part ces derniers progressent toujours face au vent pour détecter d’éventuels prédateurs. Une fois le sujet repéré avec des jumelles ou alors par la vue directe, le photographe va utiliser la topographie du terrain pour progresser. La règle est d’avancer en voyant mais sans être vu. Tout comme pour l’affût, c’est une technique qui demande du temps pour apprendre. Les premiers essais sont souvent infructueux. Mais quelle satisfaction quand un photographe arrive à approcher un sanglier à quelques mètres.

La billebaude est la troisième technique pour réaliser des photos animalières. Elle est basée sur le hasard d’une rencontre. Malgré tout, elle nécessite des connaissances naturalistes, une bonne connaissance de terrain, savoir progresser sans bruit. C’est lors d’une rencontre fortuite que le photographe réussit à réaliser des photos.

L’affût, l’approche et la billebaude sont trois techniques qui permet de réaliser des photographies animalières intéressantes. Mais elles nécessitent des connaissance naturalistes, une bonne maitrise du matériel photo, une bonne connaissance du terrain et une bonne connaissance des conditions météo.


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Article publié le vendredi 22 avril 2016. Écrit par
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Amar Guillen. Artiste photographe professionnel de la nature.

Amar Guillen est un artiste photographe. Ses œuvres sont spécialisées en photographie sous-marine, animalière et de paysages. Son aventure photographique commence en 1987 alors qu’il prépare un diplôme d’ingénieur en informatique. Les spectacles visuels que leur offrent à la fois les paysages somptueux qui l’entourent, et la faune qui les peuplent, constituent son éternelle source d’inspiration. Cela l’a amené à se consacrer entièrement à sa carrière professionnelle photographique afin de partager son interprétation contemplative et artistique de la nature. Il photographie des paysages naturels terrestres et sous-marins ainsi que les créatures qui s’y déploient, depuis ces 15 dernières années, animé par les mystères infinis que cache la nature.

Par le regard photographique qu’il pose sur la nature, il s’efforce de mettre en lumière l’importance de sa conservation. Amar vit et expose entre la France et les États-Unis dont la faune, les paysages et les cultures nourrissent ses œuvres, et a publié plusieurs ouvrages dont « Lumières et Couleurs de la côte de la Charente-Maritime », « Reflets de la Haute-Saintonge », mais également « Les Secrets de la photo sous-marine ».

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