Juin 2017. Projet de photo animalière en affûts flottants consacré aux oiseaux de la Dombes

Au mois de mai 2017, pendant 4 semaines nous avons photographié les oiseaux sur les étangs de la Dombes. Nous avons utilisé de nouveaux affûts flottants plus légers, plus manœuvrables et plus faciles à mettre en œuvre. Nous reviendrons sur leur utilisation dans un futur blog.

Chaque année depuis 2012, nous effectuons un projet photo dans cette région. Cette manière nous permet maintenant de réaliser des photographies plus artistiques et plus créatives qui nous serviront à créer des collections de photographies d’art . En tant que photographes professionnels animaliers , nous avons compris depuis très longtemps que ce n’est pas la quantité de photos qui fait un bon photographe mais bien la qualité du travail. Peu importe le nombre de projets traités. L’important est de produire des œuvres qui expriment bien notre démarche artistique .

La Dombes est une région humide située dans le département de l’Ain en France. Elle se trouve à environ 30 kilomètres au nord de la ville de la Lyon. C’est une zone assez plate où on dénombre plus de 1000 étangs. Ils servent principalement à la pisciculture. Les exploitants élèvent des carpes, des brochets, des rotengles qui sont ensuite revendus soient pour être utiliser pour la pêche ou pour être dégustés. Ces étangs très peu profonds attirent de nombreux oiseaux que ce soient des échassiers, des limicoles, des passereaux paludicoles ou des plongeurs. Ces oiseaux migrateurs pour la plupart viennent passer l’été en Dombes pour se reproduire et profiter de la nourriture abondante des étangs que ce soient des poissons ou des grenouilles. Tous les oiseaux ne sont pas migrateurs et certains passent l’année dans la région.

Ce rendez-vous annuel de quatre semaines est important pour nous car c’est le seul moment où nous pouvons utiliser des affûts flottants. En effet, tous les étangs de la Dombes à part deux ou trois sont privés. Nous louons plusieurs étangs à des exploitants piscicoles pour avoir le droit de poser nos affûts sur les étangs. C’est un rare privilège que l’on nous octroie. Nous devons respecter des règles très strictes comme de ne pas déranger les oiseaux ou de ne pas s’approcher des nids. Ce ne sont pas des contraintes pour nous car notre approche photographique consacré à la photographie artistique environnemental nous oblige à toujours mettre en valeur des décors avant de s’attacher aux oiseaux. Donc aller photographier un oiseau dans un nid n’est pas un sujet sur lequel nous allons nous attarder. Nous n’avons pas une approche photographique naturaliste.

L’affût flottant comme nous l’avons décrit dans ce blog nous permet de photographier au ras de l’eau et de nous approcher à des distances intéressantes des oiseaux sans les effrayer. Nous ne faisons pas de bruit et la progression est toujours très lente. Le mot affût n’est pas du tout galvaudé. En effet, la plupart du temps, nous ne bougeons pas et nous attendons les oiseaux dans des décors que nous avons choisis. L’attente peut durer des heures. Mais dans la plupart des cas, elle est couronnée de succès. En photographie animalière, c’est la patience qui est la qualité principale du photographe. L’affût flottant contrairement à l’affût fixe permet de choisir des points de vue incomparables. Nous pouvons choisir nos décors, l’orientation de la lumière dans la scène et nous photographions à hauteur des yeux des animaux pour obtenir le plus d’impact possible dans les expressions et les attitudes des oiseaux.

Cette année dans la Dombes a été très particulière. Les températures ont été très élevées, atteignant parfois les 37 ou 38 degrés Celsius. Le niveau des étangs a baissé d’un centimètre par jour quand il faisait très chaud. Durant la journée pendant ces jours caniculaires, les oiseaux ne restaient pas sur les berges des étangs. Ils choisissaient souvent de s’abriter dans des zones ombragées à l’abri des grands arbres qui bordent les étangs. L’avantage de ces journées où le soleil brille est que l’on peut avoir des vitesses beaucoup plus rapides de l’ordre de 1/3000ème à 1/4000ème seconde pour figer des décollages, des vols ou des atterrissages d’oiseaux. Nous avons même parfois photographié au 1/8000ème de seconde. Ce sont des vitesses très rapides pour des régions comme la France.

Mais nous avons eu aussi des jours pluvieux. Cette fois, les oiseaux restaient plus longtemps sur les étangs mais les conditions de lumière étaient moins favorables. De plus, il devient difficile d’avoir des vitesses rapides pour figer le mouvement des oiseaux.

Nous avons eu aussi de magnifiques matinées brumeuses. Nous avons réalisé de très bonnes photos dans ces ambiances mystérieuses. Nous avons décidé de consacrer une collection entière avec cette thématique. Nous nous souviendrons toujours de ce matin particulier qui avait débuté avec un peu de brume et qui a continuer avec un brouillard où la visibilité était seulement de quelques mètres. Nous ne savions plus du tout dans quelle direction il fallait s’orienter. L’attente a duré un peu plus d’une heure avant que le soleil en réchauffant l’air ambiant provoque la disparition du brouillard. Mais nous avons vécu une expérience extraordinaire. Nous avons ressenti des émotions inhabituelles alors que nous étions au milieu d’un étang.

Comme nous le disons souvent, la photographie est toujours un jeu de compromis. Il n’y a jamais de situations idéales. Il faut constamment s’adapter aux conditions naturelles afin de réaliser les meilleures photographies possibles.

Cette année 2017 a été marquée par le nombre important de limicoles avec pour la première fois de nombreux poussins de vanneaux huppés. Pour nous ce fut une nouveauté extraordinaire. Nous avons passé des heures dans quelques centimètres d’eau et de la vase à attendre les oiseaux sortir des roselières. Les adultes vanneaux huppés sont très protecteurs et très méfiants lorsqu’il s’agit de protéger leur progéniture. Nous l’avons appris à nos dépens. Lorsque nous avions près de l’endroit de leur résidence, les adultes poussaient de grands cris et les poussins couraient se réfugier dans la roselière protectrice. Parfois, il nous fallait attendre une heure avant que les poussins ne sortent de nouveau. Nous avons mis plus de trois jours avant de réaliser des photos intéressantes. Nous voulions utiliser la technique créative du sparkling bokeh et celle de l’irisation pour mettre les vanneaux huppés en valeur. Choisir le point de vue était le pré requis. Ensuite, il fallait attendre la sortie des poussins. Mais notre patience a été couronnée de succès avec la réussite de très beaux clichés.

La deuxième belle surprise de cette année a été la présence de nombreuses spatules blanches. Dans cette région du monde, c’était une première fois pour nous. Nous avons observé et photographié des adultes mais aussi de nombreux juvéniles. Nous avons pu regarder de nombreux nourrissages. C’est un spectacle un peu stressant car la jeune spatule blanche met son bec dans la gorge de l’adulte pour aller la nourriture. C’est tout simplement impressionnant. Nous avons surtout focalisé notre travail photographique sur les vols car les spatules sont un vol caractéristique qui est très esthétique.

Enfin, et nous nous arrêterons ici pour l’énumération des belles surprises tant il y en a eu, nous avons vu de nombreux bihoreaux. Les années précédentes lorsque nous avions de la chance, nous pouvions en observer ou en photographier un ou deux. Mais cette année, ils étaient des dizaines à chercher de la nourriture sur les berges des étangs. Nous avons réussi quelques photos très intéressantes avec de belles attitudes et de belles postures.

Finalement ce projet de photo animalière de juin 2017 aura été placé sous d’excellents auspices. Nous avons réalisé plusieurs séries intéressantes qui viendront alimenter nos différentes collections de photographies d’art qu’elles soient dans le registre lumières et couleurs ou alors dans le registre des nuances de noirs et de blancs.

 

Toutes ces photographies sont issues directement des appareils photos. Le post traitement et les cadrages ont été effectués avec les outils des boitiers. Ces photos se ront développées plus finement pour alimenter les collections de photographies d'art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Amar et Isabelle Guillen. Photographes professionnels de nature.

Nous sommes fascinés et passionnés par les beautés de la nature. Nous aimons contempler les paysages et observer les animaux sauvages que ce soit sur terre ou sous l'eau.

Nous avons choisi de devenir photographes professionnels pour partager et témoigner des émotions que nous ressentons quand nous observons la nature qu’elle soit terrestre ou sous-marine. Notre objectif est de créer de l’art avec nos photographies. Nous essayons toujours de transformer le banal en une interprétation contemplative et artistique.

Nous sommes photographes professionnels animaliers, photographes professionnels de paysages et photographes professionnels sous-marins. Nous nous efforçons aussi de documenter la nature avec un œil orienté vers la conservation et l’éducation.

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