La faune du Beaufortain dans les Alpes françaises

Nous avons décidé de réaliser un projet complet sur la faune alpestre. Pour apprendre à bien connaître la région, nous nous sommes inscrits à un safari de photo animalière organisé par le photographe Gérard David. Le photographe Philippe Rigolio sera notre hôte pendant ces six jours de voyage. Il est toujours très intéressant d'être accompagnés d'un guide dans une région que nous ne connaissons pas. Nous n'aurons pas à rechercher les sites. Philippe Rigolio est un guide précieux qui photographie la région depuis vingt ans. Pour ce safari, nous sommes accompagnés par André Callewaert, un ami photographe avec qui nous partageons ce voyage.

Nous sommes basés dans le village de Hauteluce en Savoie dans les Alpes françaises. Notre principal objectif est de ramener une trentaine de photographies d'animaux. Ce voyage ne dure que six jours et nos buts sont limités. Nous avons prévu de revenir en septembre pour continuer notre reportage.

Les deux premiers jours du safari ont été consacrés à la reconnaissance des sites de photo. Philippe Rigolio nous montre un site pour photographier des oiseaux, un autre pour les marmottes, un troisième pour les blaireaux et une immense clairière pour rencontrer les renards et des biches. Cette reconnaissance est absolument nécessaire car la région est immense et couverte de forêts. Lorsque nous arrivons sur le site du terrier à blaireaux, Philippe nous demande ce que nous voyons. Nous sommes dans un bois, sur un chemin. Nous avons beau regarder, rien de particulier ne saute à nos yeux. Philippe nous montre alors un petit monticule et du bois mort. Il nous explique que c'est l'entrée du terrier d'une famille de blaireaux. Nous aurions pu rester une heure sur le site, nous n'aurions jamais pu deviner qu'un animal se cachait là. Une fois de plus nous constatons l'importance d'un guide dans la photographie de voyage. Pendant la reconnaissance des sites, Philippe et Gérard nous expliquent les techniques de camouflage. Nous avons amené nos filets. Philippe nous prêtera ce que nous n'avons pu amener.

Après le temps de la reconnaissance, arrive le temps de la photographie. Comme premier site, nous choisissons celui des marmottes. C'est un animal facile à approcher, peu farouche. Ce sera une excellente mise en bouche. Nos boîtiers sont équipés avec des télé objectifs 200-400mm. Il est 8 heures du matin. Le soleil vient de se lever et les marmottes commencent à sortir pour se réchauffer à l'entrée de leur terrier. Nous en choisissons un avec une marmotte femelle qui s'occupe de ses deux marmottons. Heureusement que nous sommes équipés du 200-400mm car les animaux sont méfiants. Dès que nous approchons de un mètre, ils se reculent de un mètre. Nous choisissons une progression lente. Nous sommes à genoux et les appareils sont montés sur les trépieds. L'avance est lente. La femelle marmotte commence à s'habituer à nous et ne s'enfuit pas systématiquement. Au bout d'une heure de ce petit manège, nous sommes à moins de 5 mètres du terrier et nous pouvons enfin commencer à faire des photos intéressantes. Après une matinée en position agenouillée ou couchés sur l'herbe, nous avons emmagasiné suffisamment de clichés. Nous décidons de revenir au village pour le déjeuner.

Pour le second site, nous avons décidé de photographier les blaireaux. C'est un animal que nous connaissons uniquement par les livres. Même si c'est un animal très connu, nous n'avons jamais eu l'occasion d'en apercevoir un dans la nature. Il est 17h30 et nous nous installons à 10 mètres du terrier légèrement en hauteur. Les boitiers toujours équipés du 200-400mm sont montés sur les trépieds. Nous sommes quasiment invisibles car nous sommes cachés sous nos filets de camouflage au pied d'un immense arbre. L'attente va durer exactement trois heures. Rien ne se passe. Nous entendons les oiseaux siffler dans les arbres mais nous ne voyons rien. Nous assis par terre et nous avons un peu froid car le soleil ne traverse pas le feuillage. Nous sommes à l'affût avec André. Il est 20h25 et André nous fait signe qu'il veut partir. On se met d'accord pour rester encore 15 minutes. A 20h30, nous apercevons la tête d'un blaireau qui sort du terrier. C'est certainement un animal commun et très connu, mais notre cour se met à battre la chamade comme si nous venions de rencontrer un extraterrestre. Les boîtiers sont réglés en mode rafale. Ils crépitent. Nous sommes très excités. Nous faisons un peu trop de bruit. Le blaireau se tourne dans notre direction mais il ne peut pas nous voir car nous sommes parfaitement camouflés. Il décide de retourner dans son terrier. Il ne comprend pas et ne veut pas prendre de risque. Nos yeux sont rivés sur les œilletons. Nous attendons. La lumière devient faible. Dans 15 minutes, il fera noir. Est-ce que le blaireau va ressortir ? 5 minutes passent. Soudain, la tête du blaireau ressort du terrier. Nous attendons qu'il soit sorti complètement pour commencer à photographier. Cette fois, nous avons tout le corps de l'animal. Le blaireau s'enfuit dans la forêt pour la nuit. Nous n'avons qu'une douzaine de photos mais nous sommes satisfaits.

Nous rentrons vers 21h30. Nous sommes heureux. C'est incroyable mais nous avons vu et photographié un blaireau. C'est comme si nous avions réalisé le scoop animalier du siècle. Nous avons froid et mal au fessier mais nous avons connu une sacrée montée d'adrénaline.

La faune du Beaufortain dans les Alpes françaises

La faune du Beaufortain dans les Alpes françaises.

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