Octobre 2017. Projet de photo animalière consacré au brame du cerf en Charente-Maritime en France

Durant le mois de septembre et d’octobre 2017, comme chaque année, nous sommes allés photographier le brame du cerf dans les prairies et les forêts de la Charente-Maritime en France. Cette année a été très étrange avec de fortes chaleur au mois de septembre qui ont retardé le brame. Le début du mois d’octobre a été intense avec de magnifiques lumières.

Un événement annuel incontournable

Depuis plusieurs années, nous réservons deux à trois semaines dans notre emploi du temps pour vivre dans les prairies et les forêts de la Charente-Maritime afin de photographier un événement incontournable de la faune sauvage Européenne : le brame du cerf élaphe.

Cela peut paraître incroyable de retourner aux mêmes endroits pour sillonner les mêmes chemins, installer les affûts aux mêmes coulées et attendre pendant des heures que les instants magiques se produisent. Et pourtant c’est toujours avec la même excitation que nous attendons les premiers frimas de septembre pour charger la voiture et partir pour ces quelques jours que nous n’échangerons contre rien d’autre.

Le brame est un moment particulier et extraordinaire pour nous qui sommes des photographes professionnels animaliers. Toutes les scènes de vie que nous pouvons observer ne sont qu’une représentation de notre quotidien d’êtres humains. Nous connaissons le scénario par cœur. Nous savons comment le film va débuter et comment il va se terminer. Mais chaque automne nous réserve son lot de surprise avec des moments inoubliables auxquels nous n’étions pas préparés.

Le brame est à l’image du monde humain

Cette histoire naturelle est simple.

Un cerf que l’on appelle dominant va essayer de rassembler plusieurs femelles appelées des biches. Il va constituer une harde qui va devenir son vrai trésor pendant quelques semaines. Ce trésor va faire l’objet d’une intense convoitise de la part des autres cerfs qui à leur tour vont essayer de lui voler une ou plusieurs belles. Les combats sont intenses, violents, terribles. Le claquement des bois lors des assauts d’une rare férocité sont d’une intensité que l’on sursaute lorsqu’on les entend par surprise.

Comme souvent, les mâles ne sont là que pour la force. A eux les combats pour séduire les biches qui recherchent les animaux les plus forts. Les femelles vont guetter les moindres dangers : c’est le rôle de la guetteuse. Elle est souvent cachée à l’ombre d’un arbre pour ne pas être gênée par le soleil. Lorsqu’un danger survient elle pousse un cri rauque : elle aboie. La meneuse qui dirige la harde regarde alors la guetteuse pour savoir d’où vient le danger. C’est elle qui prendre la décision du départ et de la direction à suivre. La harde composée du cerf et des autres biches ne fera que suivre.

Une fois que le meneuse estimera que le groupe est hors de danger, elle s’arrêtera.

Le cerf recommencera alors son sempiternel manège. Il tourne autour de la harde afin d’éviter l’intrusion d’un cerf qui pourrait séduire une de ses biches.

Finalement, ce qui nous fascine dans l’observation du brame du cerf, c’est la représentation qu’il nous donne du comportement humain.

Le brame du cerf est une question chimique avant tout

Le principe du brame du cerf est de manière théorique assez simple. Chaque année, un biche élaphe est chaude une seule fois. Ces chaleurs apparaissent quand les températures descendent autour des 15 degrés Celsius. C’est pour cette raison que l’automne est la saison de reproduction des cerfs. La biche émet des phéromones qui provoquent la montée de testostérone chez les cerfs. Les testicules grossissent énormément ; le fanon se développe aussi et se teinte d’une couleur foncé. Le cerf commence alors à bramer. Comme nous l’avons déjà décrit dans cette chronique, plusieurs types de brames peuvent être entendus en fonction des situations.

Peu de cerfs seront élus pour saillir les biches. Les plus jeunes vont s’essayer au combat mais bien peu pourront résister à la charge des cerfs qui possèdent de plus longues ramures. Si une biche a été engrossée, elle restera malgré tout dans la harde sous la protection bienveillante du mâle dont elle refusera les avances. Son but est d’éviter les jeunes cerfs entreprenants qui l’importune.

Une fois que la montée de testostérone sera terminée et que les cerfs seront épuisés par des semaines de brame et de combats, les biches resteront entre elles en attendant la naissance des faons au printemps suivant. Les mâles quant à eux resteront solitaires ou se regrouperont aussi en petites hardes en attendant la prochaine période de reproduction.

Le brame est un moment important pour un photographe animalier

Bien photographier le brame du cerf nécessite non seulement une bonne connaissance des animaux et de leurs habitudes mais aussi une bonne connaissance du terrain. Dans notre cas et pour suivre notre démarche artistique, nous aimons les lumières douces du matin ou de fin d’après-midi. Nous pouvons ainsi mieux mettre en valeur les pelages qui commencent à s’assombrir.

Comme nous le répétons souvent, un bon photographe animalier ne peut réaliser de bonnes photos que s’il a une parfaite connaissance de son milieu. Avec des années d’expérience, nous savons où nous placer pour réaliser les clichés que nous souhaitons. Nous savons parfaitement nous adapter aux lumières automnales pour en tirer les plus effets possibles.

Cette année 2017 a été exceptionnelle sur le plan de la créativité. Nous avons réussi à créer une dizaine de photos exceptionnelles. Elles iront alimenter nos collections de photographies d’art avec une collection lumières et couleurs.

Les photos que nous présentons dans cette actualité ont été légèrement retouchées pour être publiées. Elles donnent le rythme que nous allons adopter pour le développement de la collection. Comme toujours, nous allons nous donner plusieurs semaines pour laisser décanter et digérer ces moments extraordinaires que nous avons vécus. Il n’est jamais bon de se précipiter dans le développement de photographies d’art. Il faut que le projet soit « froid » avant de s’y attarder.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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