Octopus n°57 : Octobre/Novembre 2005

L'article technique rédigé dans le numéro 57 de OctopusArticle dans le numéro 57 de Octopus.

Dans cet article du magazine Octopus numéro 57, nous avons décrit comment la société Aquatica réalise ses caissons en aluminium.

Voici le début de l'article :

"De plus en plus de photographes sous-marins utilisent des caissons étanches pour leur appareil photo. Mais ils se demandent souvent pourquoi le prix d’achat est supérieur à celui du boîtier qu’il soit compact, bridge ou reflex. Nous avons décidé de présenter la chaîne de production d’un caisson et d’expliquer les différentes étapes de ce processus si complexe. Nous avons été reçus par la société canadienne Aquatica nous a reçus et a accepté de nous livrer quelques-uns de ses secrets de fabrication.

Un savoir-faire particulier et un marché complexeAvant de détailler les différentes méthodes de la fabrication d’un caisson, il nous semble important de préciser quelques éléments fondamentaux dont les constructeurs tiennent compte lors de la conception d’un caisson étanche. La réalisation d’un caisson performant nécessiteune très bonne compréhension du marché de la photographie.

En premier lieu, un caisson sous-marin doit être doté d’une excellente ergonomie. En effet, toutes les commandes et tous les menus de l’appareil photo doivent être facilement accessibles. Autre exemple, un bon caisson pour un reflex numérique doit permettre de changer les piles ou la mémoire sans avoir à retirer complètement l’appareil. Il ne faut pas oublier qu’un reflex possède un objectif amovible qui peut être mis en place une fois le boîtier fixé dans le caisson. Le photographe souhaitant changer les piles ou la mémoire ne doit pas avoir à retirer le dôme, puis l’objectif et enfin le boîtier.

En second lieu, les constructeurs de caisson ne réalisent pas toujours des phares, des flashs sous-marins ou des bras de flashs. Ils doivent tenir compte des spécificités des constructeurs spécialisés et s’adapter aux contraintes techniques électriques. Par exemple, la plupart des constructeurs réalisent des poignées supportant les bras de flashs de la société Ultralight qui est leader mondial dans son domaine. Les constructeurs doivent aussi tenir compte des connexions de flashs comme le eTTL de Canon ou le dTTL et iTTL de Nikon. Un fabricant de caisson doit supposer que le photographe est déjà équipé avec ses flashs ou ses phares et qu’il souhaite les utiliser. Il devra proposer différentes connexions comme celle du Nikonos 5 ou alors Sea&Sea par exemple.

Enfin, dans le cas des reflex numériques les constructeurs de caisson doivent toujours s’adapter aux nouveaux objectifs. Pour cela ils doivent réaliser de nouvelles bagues d’adaptation pour gérer les focales ou la mise au point manuelle, les dômes pour les grands angles ou les hublots plans pour les objectifs macro. Dans le cas des compacts numériques, ils doivent tenir compte des compléments macros ou grands angles ajoutés sur les appareils. Avant d’acheter un caisson ou un nouvel objectif, nous vous conseillons de toujours vous renseigner sur la disponibilité des accessoires. En effet, pour certains objectifs particuliers, les constructeurs de caissons choisissent de ne pas développer de bagues ou d’extension lorsque le marché potentiel est trop réduit.

Ces exemples simples montrent qu’un constructeur de caisson n’est pas un simple assembleur de blocs plastique ou aluminium. Il doit connaître et maîtriser parfaitement l’ensemble de tous les accessoires qui viennent s’ajouter à l’appareil photo. Ce sera à lui de s’adapter et de réaliser les différentes pièces qui permettront au photographe de profiter pleinement de sa configuration sous l’eau. Nous allons maintenant montrer comment la société Aquatica réalise ses caissons sous-marins.

La fabrication des caissons Aquatica.

Aquatica utilise deux méthodes différentes pour réaliser ses caissons étanches : la méthode par la cire perdue et la méthode de l’usinage. Nous allons détailler chacune d’elles.

L’étape de conception. Cette première étape de la fabrication est réalisée par des ingénieurs à l’aide d’un logiciel spécialisé dans le design industriel. Le schéma du caisson tient compte des boutons de l’appareil photo qui seront utilisés sous l’eau. En effet, certains boutons inutiles sous l’eau comme le testeur de profondeur de champ des reflex ne seront pas implémentés. Lors de la conception d’un caisson, Aquatica impose que le poids d’un caisson équipé d’un appareil soit légèrement négatif et compris entre 0,5 et 1 kg. C’est la contrainte la plus importante..."

La suite dans l'article du numéro 57 de Octopus...