Pourquoi utiliser le langage photographique – 1ère partie

Comme je l’avais dit dans cet article, la photographie est un moyen d’expression artistique. Elle dispose donc d’un langage. Comme tout langage, elle possède sa grammaire pour écrire justement.

La photographie sous-marine demande une très grande maîtrise pour utiliser le langage photographique (gobie sur un corail dur).
La photographie sous-marine demande une très grande maîtrise pour utiliser le langage photographique (gobie sur un corail dur).

L’écriture photographique possède son propre langage

La maîtrise de ce langage va permettre d’écrire facilement mais surtout d’être bien compris par ceux qui vont regarder les photos.

Par définition, un langage est la fonction de l’expression de la pensée et de la communication. Le langage est un système de signes permettant la communication. Il peut être mis en œuvre par l’écriture.

Précédemment, nous avons vu que la photographie disposait d’un certain nombre de signes que l’on appelle l’écriture photographique. Maintenant, pour s’exprimer et donner un sens, un photographe doit disposer d’un langage photographique.

Le langage photographique c’est aligner des signes qui mis ensemble par le biais de l’écriture photographique permet à l’auteur photographe de s’exprimer et au regardeur de comprendre le sens d’une photographie. Le langage va permettre aux deux entités de se comprendre.

Mais comme nous allons le voir, il n’est pas aussi qu’il y parait. La principale raison est que la photographie possède une dimension psychanalytique très importante.

Pour moi, le langage photographique peut se décliner an quatre points très distincts.

Tout d’abord, ce langage tient compte de l’esthétique de la photographie, c’est-à-dire l’harmonie comme les couleurs ou les dégradés de gris, les différents équilibres comme les masses et les expositions, les formes, etc.

Ensuite, ce langage doit aussi tenir compte de la technique. C’est-à-dire l’exposition, la netteté, la profondeur de champ, le bruit, etc.

Ce langage photographique doit aussi tenir compte des éléments utilisés pour composer la scène. Par exemple, pour une photographie de nature, il n’est pas très judicieux de mettre une ville ou des maisons ou une autre construction humaine. Cela n’a pas de sens.

Enfin ce langage doit disposer des outils pour traduire les messages mais surtout les émotions que veut faire passer l’auteur de la photographie. Par exemple, on ne va pas utiliser les mêmes outils pour traduire un esprit tourmenté ou un esprit joyeux. Ce serait ce que l’on appelle un contre sens. Par exemple, une photo qui traduit un état tourmenté sera plutôt créée en noir et blanc avec des contrastes forts. Un cliché traduisant un état joyeux va plutôt utilisé des couleurs douces et gaies.

Si l’un de ces points n’est pas bien mise en valeur par l’artiste photographe, la phrase ne sera complète. Le regardeur de la photographie ne la comprendra pas.

Par exemple, si une photo est parfaite techniquement : nette, bien contrastée, bien exposée, bonne gestion des couleurs ou des dégradés de gris et si elle possède une touche de créativité, mais que les éléments ne concourent pas à bien définir l’état d’esprit, elle sera ratée.

Autre exemple, une photo techniquement parfaite qui possède de bonnes qualités esthétiques mais dont les éléments photographiques n’ont aucune relation avec le sujet n’est pas une photo intéressante car elle ne véhicule aucun message.

Le langage photographique doit être bien utilisé sémantiquement

La connaissance du langage photographique n’est pas suffisante.

En effet, prenons l’exemple de l’apprentissage d’une langue étrangère. Nous apprenons des mots de vocabulaire, les règles de grammaire, les règles de conjugaison. Nous allons ensuite visiter le pays concerné par cette langue.

Nous décidons de parler à quelqu’un. Si nous répétons les mots que nous avons appris en respectant les règles grammaticales mais que ces mots n’ont aucun sens sémantique dans le contexte de la discussion, il est certain que notre interlocuteur ne va nous comprendre. Il en de même avec le langage photographique. Si vous souhaitez vous adresser à un public avec vos photographies, vous devez définir l’objet de votre message ou des émotions que vous voulez traduire. Ensuite, vous devez utiliser les bons éléments sémantiques sous peine de ne pas être compris correctement.

J’ai rencontré de nombreux photographes qui réalisaient des photos en tenant compte uniquement de l’aspect technique. Leurs photos étaient excellentes sur le plan technique mais aucune sémantique ne se dégageait.

Connaitre le langage photographique est une première étape incontournable pour un photographe souhaitant créer de belles photos de nature de paysages, sous-marine ou animalière. Mais savoir l’utiliser correctement est certainement l’étape la plus difficile à maîtriser.

Vouloir montrer une vision du monde est tout à fait louable. Mais cela ne s’improvise pas. Il faut du temps, de la patience. C’est un apprentissage long qui demande beaucoup de qualités personnelles et une bonne dose de culture générale.

La photographie artistique possède deux dimensions

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