19 mai 2018. Stage de photo animalière dans le delta du Danube - Roumanie

Pour ce stage de photo animalière dans le delta du Danube en Roumanie, 5 photographes se sont donnés rendez-vous pour observer et mettre en scène les plus belles espèces d’oiseaux de cette immense zone humide. Le delta du Danube est l’une des plus grandes roselières du monde avec une superficie de 3500 km2.

Ce stage placé sous le signe de la convivialité, du partage de la passion pour la nature a été un succès. Les participants au voyage ont photographié entre autres des hérons pourprés, des pélicans frisés, des rémiz penduline, des panures à moustache.

Dans le delta du Danube les photos sont réalisées à partir d'une barque.
Les participants au stage de photo animalière dans le delta du Danube en mai 2018 : Guy, Philippe, Pascale, Sylvie, Geoffroy et Amar Guillen.

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Ce voyage a été organisé.

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Le delta du Danube : une biodiversité unique

Le delta du Danube est le deuxième plus grand d’Europe après celui de la Volga. Il couvre une superficie de 3 446 km2. C’est un univers extraordinaire qui est aussi une région naturelle protégée et classée au patrimoine mondial par l’UNESCO. Les eaux du delta sont poissonneuses. Elles attirent de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs telles que c'est les pélicans (blanc et frisé), des bihoreaux, des crabiers, des blongios nain, des faucons hobereaux, des faucons kobez, des busards des roseaux, des pygargues à queue blanche, des panures à moustache, des rémiz penduline, des sternes caspiennes, la rousserolle turdoïde, la marouette poussin, la guifette leucoptère, le courlis cendré, le gravelot à collier interrompu, etc.

Les bouches du Delta du Danube comptent plus de 1 200 variétés de plantes, 300 espèces d’oiseaux et 45 espèces de poissons d’eau douce. Lors des périodes de migration, les marais et les nombreux lacs accueillent des millions d’oiseaux de différents milieux de la terre en provenance d’Europe, d’Asie, d’Afrique, de la Méditerranée.

Le delta du Danube est une région très rurale et très peu peuplée avec environ 40 000 personnes vivants dans les petits villages et les villes. La région est donc peu touchée par l’urbanisme des grandes métropoles. Les oiseaux ont trouvé dans cette région la tranquillité pour se produire et la nourriture abondante pour se nourrir pendant la période de reproduction.

Une méthode originale pour photographier la faune avicole

Le delta du Danube avec ses innombrables bras d’eau est un territoire immense. Le meilleur moyen pour le découvrir est le bateau. Pour ce stage, nous avons opté pour des barques motorisées à fond plat. Chaque barque peut embarquer 3 photographes.

Sans barque, il serait impossible de trouver et de photographier les oiseaux. En effet, la superficie du delta du Danube est tellement grande que les oiseaux n’ont que l’embarras du choix pour se cacher dans la roselière ou choisir un étang pour se nourrir.

La plupart des espèces d’oiseaux ne sont pas effrayées par les barques avec des êtres humains. D’une part, le delta du Danube est une zone protégée naturelle où la chasse est interdite. D’autre part, de nombreux bateaux circulent sur les 3 bras principaux du fleuve Danube. Les animaux ont l’habitude de voir des êtres humains circuler sur des bateaux.

Des conditions météo très variables

Cette année aura été marquée par des conditions météorologiques très particulières. Nous avons essuyé un orage d’une rare violence (c’était le premier jour). Nous avons du vent. Mais les guides ont su trouver des endroits abrités avec de nombreux oiseaux.

Ce sont des conditions très inhabituelles pour la région et surtout pour la saison. Le réchauffement climatique engendre des bouleversements à l’échelle mondiale. Il devient pratiquement impossible de prévoir les conditions que nous aurons pendant les stages photo. Nous devons nous adapter.

Par exemple pendant l’orage, nous avons organisé un cours consacré à Photoshop. Les stagiaires ont finalement été ravis car cette matinée découverte leur a ouvert de nouvelles perspectives pour le développement de leurs photos animalières.

Nos stages sont organisés avec la méthode ACAPN. Le développement des photos fait partie intégrante de nos formations. Cette fois, nous sommes allés très loin dans nos explications techniques.

Les passereaux étaient très nombreux

Il a beaucoup plu pendant le printemps 2018. Le niveau de l’eau était très élevé. Les échassiers et les limicoles avaient établi leurs nids et leurs territoires de chasse très loin dans la roselière pour bénéficier de meilleures conditions. Habituellement, ils nichent près des berges des bras du delta du Danube car la nourriture est plus habitante et plus facile à trouver.

Mais ce phénomène nous a permis d’observer beaucoup plus de passereaux paludicoles comme les rémiz penduline ou les panures à moustache. Les stagiaires ont pu photographié de nombreux nourrissages et de nombreuses familles. C’était très impressionnant.

Le mois de mai est idéal pour la photographie dans le delta du Danube car c’est un mois où certaines espèces construisent encore des nids alors que d’autres ont les poussins qui commencent à s’aventurer dans les roseaux à la recherche de nourriture.

Des affûts sur les barques

Cette année, nous avons organisé de véritables affûts à partir des barques. Nous nous sommes ancrés et nous avons utilisé des filets de camouflage pour photographier des martin pêcheurs ainsi que des pics cendrés. La qualité des photos des participants ont montré que ce type de projet est viable.

Témoignages écrits et oraux des participants

Pascale Pascale.
Le commentaire audio de Pascale. (cliquez sur le bouton play pour démarrer) :

J’ai fait un très beau voyage. J’ai découvert la nature et un pays que je ne connaissais pas. J’ai ressenti une impression de grande sérénité dans le delta du Danube.

Je pratique la photographie animalière et je suis venue à ce stage pour me perfectionner. Mes objectifs sont atteints. J’ai encore du chemin à faire car ce n’est pas une discipline facile. Les oiseaux sont rapides. Les figer sur une photo n’est pas facile. J’ai eu le même problème avec la photographie sous-marine et les poissons. Maintenant c’est résolu. Il faudra faire le même chemin pour les oiseaux.

J’ai adoré toutes les espèces que j’ai vues dans le delta du Danube. C’est magnifique. Les chants sont mélodieux. Les couleurs des plumages sont magnifiques. Ce fut superbe.

Il n’y a pas une espèce d’oiseaux que j’aime en particulier. J’adore les rolliers d’Europe, les martins pêcheur, les hérons pourprés, les bihoreaux. Mais je crois que j’ai trouvé toutes les espèces magnifiques.

J’ai apprécié le fait de pouvoir photographier depuis les barques car cela permet de faire des approches au plus près des oiseaux. On est complétement intégré dans la nature. Mais il faut absolument un bon guide. Suivant la qualité du guide, les sessions peuvent être plus ou moins bien. J’ai eu la chance d’avoir deux excellents guides et cela m’a beaucoup apporté sur le plan photo. Ils ont des vraies approches ornithologiques.

L’ambiance dans le groupe a été excellente. Nous ne sommes que cinq photographes. C’était vraiment sympa. J’ai apprécié le fait de faire connaissance avec de nouvelles personnes avec des niveaux de photo différents. C’était très serein et très calme.

Si je devais conserver un point essentiel sur le plan technique pendant cette semaine ce serait certainement la gestion de l’autofocus. J’ai appris à photographier les oiseaux en vol. Cela me manquait vraiment beaucoup. Maintenant j’ai bien compris.

J’ai été content d’aborder Photoshop pendant la semaine. Je connaissais ce logiciel mais j’ai peu pratiqué. Mais cette semaine j’ai remis le pied à l’étrier. Cela renforce l’idée qu’il faut pratiquer.

Pour moi maintenant le delta du Danube représentera une nature presque vierge et protégé de l’urbanisme. Sur l’île, les roumains ont été vraiment très gentils. Ils sont agréables et avenants. Les roselières sont magnifiques.

Il m’est impossible de dire ce qui m’aura le plus marqué pendant ce voyage car il y a trop de bons moments. Les rémiz penduline, les panures à moustaches resteront de grands souvenirs. Je ne les connaissais. C’est vraiment incroyable. Je ne me lasse pas de les observer en train de construire des nids.

Ce stage est vraiment trop court pour tout voir.

Philippe Philippe.

Choisir un stage photo dans le delta du Danube avec Amar et son groupe, c’est comme choisir une bonne assurance et signer un contrat aux multiples garanties.

Tout d’abord, c’est l’assurance de passer une semaine de partage amical avec un groupe réduite dans une ambiance sympathique.

C’est la garantie de découvrir une région magnifique, le delta du Danube. Elle a été choisie pour son intérêt esthétique, photographique et ornithologique.

C’est l’assurance d’t côtoyer une faune incomparable en nombre comme en variété avec un plus la garantie de pouvoir épater au retour vos amis en évoquant notre connivence avec le « crabier chevelu » ou le « panure à moustaches ».

C’est la garantie de déguster une gastronomie familiale et savoureuse.

C’est l’assurance de profiter (et c’est là son objectif principal) des conseils techniques collectifs et individuels du professeur qui se met en quatre pour faire de vous un photographe encore plus créatif et plus inventif. Amat développe notre sensibilité et notre ouverture photographique.

C’est la garantie (avec la méthode enseignée) de transformer une banale scène de nourrissage de grèbes huppée sur fond de roselière touffue en un véritable moment théâtral figé au millième près sur un arrière-plan artistiquement flouté par un bokeh colorimétriquement prédéfini et choisi.

Enfin, c’est l’assurance de revenir de cette expérience avec une substantielle amélioration de ses facultés intellectuelles.

La météo a été peu clémente avec nous et même défavorable certaines fois mais elle n’a pas réussie à gâcher la fête.

A considérer le nombre incalculable et incontestable qu’offre un tel contrat, je ne peux qu’inciter les photographes animaliers à y souscrire sans réserve et à vite rejoindre le groupe Amar an chantant « Groupe Amar, faire de la photo smart ! ».

Pascale Sylvie.
Le commentaire audio de Sylvie. (cliquez sur le bouton play pour démarrer) :

Ce stage s’est très passé. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui régnait dans le groupe. Tout le monde était passionné par les mêmes choses. Chaque photographe était toujours prêt, enthousiaste. Au début du stage, j’ai trouvé qu’il y avait peu d’oiseaux. C’était surtout dû aux conditions climatiques qui était difficiles avec de la pluie et du vent.

Mais tout au long du séjour, les conditions se sont améliorées. Nous avons pu photographier beaucoup d’espèces différentes. Les ambiances étaient belles avec de magnifiques lumières. J’ai fait de belles rencontres.

J’étais déjà venue il y a quelques années dans le delta du Danube. Les personnes n’étaient pas photographes. Cette année, j’ai vu plus d’espèces et j’ai appris plus de choses sur les oiseaux.

Cette année, ma plus belle rencontre a été celle des panures à moustaches. C’est cette espèce que je voulais observer. Nous avons eu de la chance car nous les avons bien vus. Les oiseaux sont petits et très beaux, surtout les mâles avec les moustaches. Nous avons vu beaucoup de poussins et des familles entières. Ce fut intéressant de pouvoir les observer d’aussi près.

J’ai aussi été surprise par la construction des nids des rémiz penduline. C’est assez impressionnant.

J’ai apprécié le fait de réaliser des photos depuis des barques qui naviguent dans les bras du delta du Danube. Nous n’avons pas le choix car le seul moyen de réaliser des photos mais c’est pratique car on couvre plus de distance.

Le logement était agréable. Les cours informatiques même si je ne suis pas une grande fervente des techniques de développement m’ont permis de revoir certains concepts.

De même les conseils techniques sur l’utilisation du matériel m’ont permis de faire des mises au point et de renforcer ce que nous avions vu pendant le brame du cerf.

Pendant ce stage j’ai été très content de revoir un chacal. Ce n’était pas trop le but du stage mais c’est quand même une belle rencontre.

Pour moi le delta du Danube est une immense roselière avec beaucoup d’oiseaux.

Guy Guy.

Bonjour Amar. Nous sommes dans l’avion pour Paris et je voulais te donner mon commentaire sur cette semaine dans le delta du Danube. J’ai découvert une autre forme de rêverie en pénétrant ce monde aquatique peuplé d’une faune riche et belle. Le fait de glisser au fil de l’eau est reposant et amène naturellement à l’observation, l’écoute et la contemplation. De ce fait je me suis laissé aller et évacué tous les soucis actuels.

La photographie d’oiseaux était ce qui nous liait dans ce stage et le contrat est bien rempli avec des séances pleines et riches de photos d’espèces dont j’ignorai tout. La vie grouillante de ces oiseaux au noms théâtraux : panure à moustache, rémiz penduline, cocorli, bihoreau, guifette moustac, etc. Leurs chants polyphoniques m’ont captivé et dissous dans leur monde qui aussi le nôtre. Ce monde, ses décors de roselière et sa lumière se prête bien à la photographie artistique qui t’est chère. Je regrette que nous n’ayons pas pris le temps de nous présenter quelques-unes de nos réalisations mais je t’enverrai un échantillon pour avoir ton avis.

Côté intendance, le gîte était confortable et la nourriture familiale, saine et bonne, réalisée par des cuisinières très souriantes. Côté guide : merci spécial à Peter et Gaby pour la qualité de leur guidage sur les canaux, de leur connaissance des oiseaux en vol ou par leur chant, leur sens du positionnement de la barque et des temps de silence observés. Merci à toi Amar de m’avoir embarqué dans ce milieu et tes conseils sur le post traitement.

Je reviens riche en images et chants.

A bientôt.
Amitiés.
Guy

Geoffroy Geoffroy.

Merci Amar pour cette bonne semaine dans les roselières du delta du Danube. Nous voilà au bout d’un monde, le gîte proposé est agréable avec une bonne cuisine. Les guides francophones ou anglophones sont disponibles et souvent ornithologistes confirmés.

Bercé dans les canots au milieu des oiseaux chantants, il faut se concentrer sur sa prise de vue et le cadrage des pélicans blancs et frisés, des grèbes, fuligules, et toutes sortes de hérons. Des affûts sont aussi possibles : martin pêcheur, pic, rémiz ou Panures, la Ballade en charrette est un must pour observer limicoles, avocettes élégantes ou échasses blanches. Comme toujours il faut connaître son appareil sur le bout des doigts, particulièrement pour les différends modes Autofocus et pour la mesure de lumière toujours à corriger sur les oiseaux blancs !

Amar nous conseille tout au long du voyage. Le temps a manqué pour une revue de photographies car les sorties ont été souvent bien remplies, mais les images sont là !

Quelques photos prises par les participants au voyage

Pour démarrer la lecture de la vidéo, il vous suffit de cliquer sur le bouton "Play".

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