Tout le monde est capable de cueillir un beau fruit mur sur un arbre fruitier (2ème partie)

Dans l'article précédent, nous avions décrit la première étape nécessaire à la préparation d'une photographie de paysages. Toutes les données géographiques ont été consignées dans un journal. Maintenant, c'est l'attente du moment propice pour la réalisation de la photo qui commence.

Une photo qui nous a demandé des jours d'attente pour avoir les meilleures conditions météo : une zone marécageuse dans le pays royannais en Charente-Maritime. Une photo qui nous a demandé des jours d'attente pour avoir les meilleures conditions météo : une zone marécageuse dans le pays royannais en Charente-Maritime.

Nous sommes au début de la deuxième étape : celle de l'attente. Elle peut durer un jour comme une semaine. Chaque jour, nous consultons des sites de météorologie locaux pour avoir des données très précises sur l'évolution du temps. Nous n'utilisons que des données météo très précises car nous avons besoin de l'évolution du temps heure par heure. Enfin, le jour J arrive. Nous arrivons environ 30 minutes en avance sur l'heure prévue pour placer notre matériel. Nous installons les trépieds, choisissons deux objectifs différents (un chacun) pour avoir des prises de vues différentes. Nous mettons en place les déclencheurs à distance. Nous paramétrons les boitiers pour les utiliser au maximum de leurs possibilités.

Nous disposons de plusieurs outils pour réaliser des photographies de paysages : les clichés en HDR, en panoramique ou le cliché simple. Tout va dépendre de la scène choisie et surtout des lumières. La réalisation de photographies de paysages nécessite une excellente maitrise technique car les lumières changent très vite. Nous devons nous adapter très rapidement et être capable de passer à une photographie panoramique ou en HDR sans nous poser de question. Ce sont toujours dans ces moments que nous nous rendons de l'importance de la technique photo.

Une fois la session photo démarrée, nous savons que nous avons entre 15 et 45 minutes pour réaliser nos clichés. Ce temps dépend des saisons. Il est très court au printemps et en été car le soleil monte ou descend très vite à l'horizon. Le temps de prise de vue est plus long pendant l'automne et l'hiver. Nous faisons varier les paramètres du boitier comme la vitesse et l'ouverture pour produire le maximum d'effets voulus. Nous changeons aussi les cadrages et les compositions. Mais nous restons toujours dans les quelques mètres carrés que nous avons choisi lors de la reconnaissance. Il n'est pas question de changer d'emplacement. Nous devons exploiter tout le potentiel d'un site. Nous ne reviendrons pas ; sauf si nous avons un problème technique. Le temps est pour nous une donnée essentielle. Nous n'en avons pas beaucoup. Les clichés doivent être parfaits dès la première session.

Lorsque les lumières deviennent dures, que les contrastes sont moins forts, que les reliefs du paysages sont moins marqués, nous arrêtons de photographier. C'est le temps d'ouvrir un thermos de thé pour prendre le temps de goûter à l'environnement qui nous entoure. En général, pendant les prises de vue, nos regards sont rivés sur l'oeilleton. Nous ne profitons pas du spectacle. Notre cerveau fonctionne à toute vitesse pour effectuer les réglages, pour capture l'essence de la scène. Nous sommes complètement dans notre travail. C'est après que nous pouvons décompresser et prendre conscience de l'environnement.

La troisième étape se déroule au bureau devant l'ordinateur. C'est la phase de tri, de sélection et de développement du ou des clichés que nous retiendrons pour notre travail. Elle s'effectue toujours devant un écran calibré pour traiter au mieux l'exposition, les lumières et les couleurs de nos clichés. L'ordinateur portable que nous utilisons en voyage ne sert qu'à organiser et commenter les photos. Nous ne faisons aucun travail de correction et de retouche en voyage. Ce travail de développement est fondamental pour nous. Nous allons recadrer si nécessaire, ajuster les lumières, faire ressortir certaines couleurs que nous avons perçues mais que l'appareil n'a pas su rendre. Nous travaillons sur des détails mais ils sont importants. Nous conservons la nature du cliché original mais nous allons accentuer certains éléments qui marquent notre vision de chercheurs de lumières et de couleurs.

Une fois cette étape de développement terminé, nous disposons d'un ou d'une série de clichés que nous pourrons exploiter pour un livre, un article, une exposition ou encore pour une mise en vente dans un stock de photos. Cette troisième étape conclut le travail purement technique de notre métier. Vient ensuite le temps du marketing, du commercial, de la vente. Mais c'est un autre sujet qui sort du cadre de cet article.

Nous venons de décrire les étapes préparatoires pour réaliser une photo de paysages. Qu'en est-il pour la photographie animalière et sous-marine ? C'est ce que nous verrons dans le prochain article.

Une photo qui nous a demandé des jours d'attente pour avoir les meilleures conditions météo : une zone marécageuse dans le pays royannais en Charente-Maritime. Une photo qui nous a demandé des jours d'attente pour avoir les meilleures conditions météo : une zone marécageuse dans le pays royannais en Charente-Maritime.
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