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10 pièges à éviter si vous voulez créer de bonnes photos

Vous comme moi, nous cherchons tous à créer des photos intéressantes et différentes de celles que nous avons déjà vues.

Vous comme moi, nous savons que c’est difficile. Malgré notre expérience, il nous arrive parfois de tomber dans un piège qui nous empêchera de réaliser de bonnes photos pour un projet.

Dans cet article, j’ai listé 10 pièges à éviter. Mémorisez-les. Cette liste vous permettra de créer des photos qui vous ressemblent vraiment et qui vous rendront différents.

Photo en noir et blanc du Grand Canyon depuis la rive sud en Arizona. Photographie par Amar Guillen, artiste photographe.
Le Grand Canyon depuis la rive sud en Arizona.

Avant-propos important

Avant d’aller plus loin, je voudrais préciser que cet article s’insère dans le blog de l’approche photographique. Je traite des sujets concernant l’état d’esprit photographique, l’inspiration photographique, etc. J’aborde des sujets qui sont en amont de la prise de vue.

Lorsque j’aborde la réalisation sur le terrain, j’essaie de vous donner des moyens plus liés à vos états d’âme que des moyens techniques proprement dits.

Dans cet article, je ne vais pas aborder les pièges concernant l’utilisation des hautes sensibilités, de la taille du capteur de votre appareil photo ou de la gestion de la profondeur de champ. Ces points techniques sont abordés dans d’autres blogs de manière plus détaillée.

Pour moi, ils sont importants mais pas essentiels.

L’approche photographique est la phase qui est la plus importante pour réaliser de bonnes photos. Elle est absolument nécessaire à comprendre et à maîtriser.

La technique n’est pas une condition nécessaire pour créer des photos intéressantes différents.

Maintenant que j’ai fait cette petite mise au point, je vous invite à continuer. Je vous souhaite une bonne lecture pendant ces quelques minutes d’évasion.

La petite histoire de cet article

Lorsque je réalisais des photos pour des magazines et des agences, j’avais l’impression de créer vraiment des photos intéressantes. Un directeur artistique ou un rédacteur en chef m’envoyait un message ou me téléphoner en me demandant si j’étais disponible pour un projet photo. Il me précisait le cahier des charges ainsi que le sujet.

Ils définissaient exactement ce qu’ils attendaient de moi.

Parfois je proposais des sujets en fonction d’une idée que j’avais eue. Si ces propositions correspondaient à la ligne éditoriale du magazine ou des sujets prévus pour les 12 prochains mois, je partais sur le terrain.

J’avais peu de latitude dans mon travail. L’important était de réaliser des photos bien nettes, bien cadrées, bien composées avec une touche d’originalité.

L’important était que les photos collent au sujet et qu’elles soient conformes à la ligne éditoriale ou rédactionnelle.

Ce qui me surprenait toujours, c’est même si mon nom était cité dans l’article, jamais personne ne le remarquait et ne le mémorisait. Faites l’expérience par vous-même. Est-ce que vous regardez le nom de l’auteur d’un article ou des photos qui l’illustrent ? Je pense que non.

Je reconnais que c’était un peu frustrant et désespérant. Après 10 années d’un travail acharné et assez répétitif, je me suis rendu compte que je n’avais rien construit.

J’ai fait le simple constat que après 10 ans, j’appliquais toujours les mêmes méthodes, les mêmes techniques sans avoir vraiment un but à atteindre dont je serais fier.

Lorsque j’ai décidé de créer des photographies artistiques, dont j’avais vraiment envie et qui me correspondaient, j’ai listé certains points que je devais absolument éviter à l’avenir.

Ces points, je les ai appelés des pièges. Je gagnais bien ma vie. Mais je n’étais pas satisfait donc pas vraiment heureux.

Depuis, je continue d’enrichir cette liste. C’est ce que je vais vous proposer dans cet article.

Définition du mot piège

Avant d’aller plus loin, je dois définir le mot piège pour que nous parlions de la même chose.

L’une des définitions du mot piège la suivante :

« Situation en général contradictoire ou contraignante qui fait qu’on ne peut pas s’en échapper ».

Application à la photographie

Si j’applique cette définition à la photographie, je peux dire que tomber dans un piège photographique (je ne parle pas ici des appareils photos à déclenchement par faisceau laser), c’est se mettre dans une situation ou un état duquel on ne peut pas échapper.

On ne peut pas créer des photos que l’on veut faire. On se pose des barrières qui empêchent de réaliser des photos intéressantes et différentes.

Le plus drôle et le fait qui me frappe le plus, c’est qu’après toutes ces années, c’est que ces barrières sont souvent mentales.

Je trouve intéressant de constater que nous créons nos propres barrières qui deviennent des pièges desquels nous ne pouvons plus sortir.

Rappel sur l’état d’esprit photographique

Développer un état d’esprit photographique, c’est vous placer dans un modèle et un système de pensée dans lequel vous allez utiliser le médium photographique pour vous exprimer.

N’oubliez jamais que la qualité de vos photos dépend totalement de la qualité de votre état d’esprit photographique.

Vous devez absolument savoir pourquoi vous voulez créer ou réaliser des photos. C’est la base du processus de création.

Après ce rappel très important, je vais vous décrire les différents pièges que vous devez éviter pour créer des photos intéressantes.

Piège n°1 : se contenter de copier

Chaque jour, vous consultez certainement de nombreux sites Web pour regarder et analyser des photos.

À l’occasion, vous achetez un magazine pour lire un article technique qui vous intéresse.

Vous regardez les photos. Vous trouvez que certaines sont belles. Elles vous donnent envie. Vous les noter dans votre journal photographique pour les réaliser lors de votre prochaine session photo.

Finalement, ce jour arrive. Toutes les conditions sont réunies pour reproduire la ou les photos que vous avez appréciées. Vous vous préparez. Vous déclenchez. Vous développez ces photos avec votre ordinateur. Puis vous regardez le résultat. Enfin, c’est fini.

La ou les photos iront rejoindre la cohorte des photos que vous avez faites et qui dorment sur le disque dur de votre ordinateur. Pourquoi ? Parce que vous avez fait un copier/coller photographique. Cette photo même si vous l’avez aimé au départ, ne vous correspond pas. Elle ne reflète pas votre état d’esprit photographique.

Vous ne devez pas confondre le fait d’apprécier une photo et le fait qu’elle vous corresponde.

Je suis comme vous. Je suis souvent ému par des photographies de portraits avec des visages des attitudes qui transmettent beaucoup d’émotion. Je les trouve très belle. Mais je ne photographie jamais des êtres humains. Ce thème photographique ne me correspond pas. Ce n’est pas mon état d’esprit photographique.

Dans ce cas, je me contente juste d’apprécier, de goûter à la joie de regarder de bonnes photos sans chercher les copier.

Refaire une photo juste parce que c’est quelqu’un d’autre qui l’a déjà réalisé est un véritable piège. Il vous conduira à la frustration photographique. Vous ne serez pas vraiment satisfait car c’est du déjà-vu.

Piège n°2 : ne pas chercher l’inspiration

Le deuxième piège qui vous guette, c’est de rester dans votre bulle, votre petit coin douillet, sans chercher à regarder ce que font les autres photographes. C’est aussi ne pas chercher à sentir les pulsations du monde qui vous entoure. C’est ce que j’appelle ne pas chercher l’inspiration.

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Ce piège est l’une des conséquences de rester bloqué dans votre zone de confort photographique.

Pour créer des photos intéressantes différentes, vous devez sortir de votre zone de confort. Vous devez frotter à la réalité du monde même si c’est difficile.

Chercher l’inspiration hors de votre zone de confort, c’est chercher de nouvelles idées, que ce soit pour vos cadrages, vos compositions.

Je suis comme vous. Il m’arrive souvent de m’endormir sur mes lauriers après le succès d’une collection de photos d’art. Pendant quelques semaines je me laisse aller. Je crée alors dans la continuité de ce que j’ai déjà fait. Le déclic qui me fait comprendre que je suis sur la mauvaise pente, c’est que je passe moins de temps au développement. Tout devient systématique. C’est à cette étape cruciale que je comprends le problème. Je ne me réinvente pas. Dans ce cas, j’arrête le projet. Je ne vais pas plus loin. Je retourne lire des livres photos. Je vais acheter une pile de magazines. Je retourne dans les musées ou je navigue sur Internet.

J’essaie de trouver de nouvelles idées qui vont m’inspirer pour mes prochaines photos.

Le meilleur conseil que je puisse vous donner pour éviter ou éventuellement sortir de ce piège, c’est de sortir. C’est d’aller voir ce qui se passe au-dehors. Tâter le pouls du monde réel. Ne vous contentez pas de la nourriture insipide que délivrent les médias quotidiennement. Le monde réel est bien différent.

Piège n°3 : ne pas oser passer à l’action

 

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